|
| Agoride > Surf > Interviews
|
| 23/04/2001
Les riders de l’hiver 2001
|
Le North Shore a été béni des Dieux, et on a plus clairement entrevoir la hiérarchie des meilleurs surfeurs, des hawaiens aux frenchies en passant par les aussies. Incontournable. |
| PIPELINE: SUR LE DEVANT DE LA SCÈNE |
Oui, Sunset a eu des jours presque parfaits et solides à l’abri de la
plupart des journalistes et des photographes. Oui , beaucoup de spots ont eu
leurs moments magiques (Log Cabins le 5 février, des "Pupukea" à 4-5 pieds
quand Pipeline est à peine surfable à 2-3 pieds,des "v " parfaits
...), oui il vaut mieux un spot tranquille (entre Haleiwa et Mokuleia, par
exemple) pour surfer à son aise mais il n’y a que Pipeline pour concentrer
autant de talents en même temps et focaliser autant l’attention de par sa
radicalité à nulle autre pareil: Pipeline agit comme un aimant sur la North
Shore ( de même pour son reef vis à vis du swell!).
J’ai pu faire le constat: en 2 mois de présence où j’ ai "cruisais" de spot en spot, Pipeline était
le spot le plus intéressant ou le plus spectaculaire du jour, au moins 3
fois sur 4.
Bien sûr , chaque année, Pipeline est le spot de l’hiver mais cette année
il a particulièrement bien marché ( peu de sable sur le reef-donc dangereux-
et souvent bonne direction de houle): Pas beaucoup de jours parfaits mais
beaucoup de jours bons.
Le show a été presque permanent , des talents s’y
sont affirmés et le nombre de free sessions mémorables a été conséquent
malgré les" holding periods" des différents contests quelque peu
envahissants: heureusement, il y a eu des beaux jours en dehors de ses
périodes.
De plus les organisateurs ont l’obligation de laisser libre le
spot à 16 heures. Je vous promets qu’à 15 heures et 59 mn, lorsque les
conditions sont classiques, il y a déjà plus d’ une quarantaine de surfers
dans la passe prêt à bondir sur le peak!
• Les acteurs: il existe réellement des surfers qui se sont spécialisés sur
Pipeline: ils ne surfent que Pipeline ( ou presque) pendant plusieurs mois
de l’année et de préférence quand c’est gros , habitent le plus près
possible du spot et surveille ses humeurs presque en permanence ( à
l’approche d’un swell annoncé , il est symptomatique de voir les allées et
venues sur le parking de Pipeline: ils guettent . Si ce n’est pas pour
maintenant , ils repasseront dans 1 heure en ayant pris soin de vérifier les
relevés des bouées sur internet !).
Étant très présent sur Pipeline (pour photographier) et ayant loupé peu des
belles sessions sur Pipe pendant 2 mois, je me suis permis de donner une
petite liste des surfers qui m’ont le plus impressionné ( a noter que les
pros ASP , hors des compétitions, étaient peu présents sur Pipeline: trop
de monde? partis vers d’autres cieux?. Ils ne sont donc pas présents dans le
classement alors que certains excellent à Pipe ). Je ne précise la
nationalité que lorsqu’ils ne sont pas Hawaiiens, cela veut tout dire!
Danny FULLER : je l’ai vu survivre à des wipe-out sur du plus de 12 pieds et
revenir au line up avec le sourire. Son but est de devenir l’un des maîtres
sur Pipeline. A tout juste 20 ans, on peut dire qu’il l’est déjà.
Tamayo PERRY : l’un des plus photographié car toujours là et sur Pipeline et
sur Backdoor. De plus, il partira souvent sur les plus belles. A le
potentiel de gagner un Pipemaster en partant des trials ( Mais à quand le
prochain Pipemaster?!)
Strider WASILEWSKI : sa vie est dévoué à Pipeline . N’a plus besoin de
protection solaire tellement qu’il passe de temps dans le tube!
Liam
Mc NAMARA: au dessus de 10 pieds, il faut toujours compter sur Liam: ce
sera celui qui sera le plus à l’intérieur
Richard SILLS (Afr.Du Sud): attends les jours parfaits , mais c’est pour y
être parfait.
Bonga
PERKINS: un de ceux qui prend le plus de vagues et sur Pipe et sur
Backdoor...et en longboard!
Joël TUDOR (Austr): même combat mais essentiellement sur Pipe.
Pancho SULLIVAN: valeur sûre sur Backdoor surtout.
Davey
MILLER : Lorsque Backdoor marche , le vétéran est là . A eu une
session d’anthologie fin janvier, 8 vagues classiques backdoor en une heure
:cela ne lui était pas arrivé depuis 10 ans, m’a -t-il dit en sortant.
Chacune de ses vagues(8-10 pieds) n’était qu’un tube tout du long.
On peut également citer toute une flopée de jeunes qui montent et qui sont
déjà des valeurs sûres à Pipeline: Joël Centeio (18 ans. Champion du monde
junior ISA en titre); Sean Moody ( a gagné haut la main , la compet junior
sur Haleiwa dans 8 pieds); Mark Healey (19 ans), Jamie O’Brien (17 ans),
Paulo Moura (21 ans. Brésil), Dean Morrison (21 ans Australia), Jamie
Sterling (20 ans), Peter Labrador ( 21 ans)...
ET, LES FRANçAIS ?
Ils se retrouvent un peu noyés dans la masse.
Sur le North Shore, on a l’impression d’être entouré de champions prêt à un
exploit à tout moment : excellence et engagement sont les maître mots.
Lors d’ un jour classique et/où gros , chaque vague a le potentiel de
créer la sensation et l’évènement.
Outre l’excellent niveau à l’eau ( même et surtout dans les grosses
conditions), il existe un localisme assez fort: il faut savoir sentir quand
il faut laisser une vague même quand on a la priorité. Mais peut-être que
les Français le sentent un peu trop et ne la prennent pas suffisamment cette
priorité. Peut-être trop intimidé dans ce contexte très compétitif et très
agressif, aggravé par la surpopulation, les Français ont un peu de mal à
s’imposer.
Cependant il y a eu de bons moments en décembre/janvier : Benjamin Sanchis
s’est jeté dans des Backdoors , à rendre presque jaloux Davey Miller .
Micky Picon a réussi à prendre quelques belles vagues sur Pipe ainsi que Yannick
Beven.
Fabrice Gelez a pris ses marques sur Pipe et cela vaut vraiment le coup
qu’il revienne l’année prochaine.
Laurent Pujol, est un cas un peu particulier, puisque comme chaque année ,
il a élu domicile dans la "Gerry Lopez house" en face de Pipeline: je l’ai
vu partir sur un "Backdoor" (fin janvier) 1O pieds et j’ai vraiment retenu
mon souffle.
|
| |
|

|
 |
 |
|

|
| |
| Ajouter agoride.com à votre accueil personnalisé : |
| |
|
 |
 |
 |
 |
 |
 |
|
|
|
|
|
 |
|
|
|
|