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| 10/09/2002
Responsable Marketing
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Découvrez les jobs marketing du Monde du snowboard à travers Dave et Stéphanie, travaillant respectivement pour Quiksilver et Protest. |
| Dave Mailman, directeur marketing Quiksilver-Europe |
Agoride : Salut Dave, présente-toi...
Dave
Mailman : Je suis né le 30 juin 1970 à Newport Beach, dans le cœur de la Californie du sud. Aujourd’hui, j’habite à Hossegor dans les Landes et je suis marketing manager de Quiksilver pour l’Europe.
A : Rappelle-nous ton cursus
des USA à aujourd’hui.
DM : De 84 à 88, j’ai étudié le français au lycée. En 88, j’ai passé un mois à St-Jean-De-Luz, logé chez la famille Colas, dont le père est tonton surfer. Avec les fils de la famille on allait taxer des restes de tissu dans les bennes de l’usine Quiksilver. Des études de français à l’Université à Los Angeles de 88 à 90, puis de 91 à 93 à l’Université de Bordeaux III. J’y ai rencontré des surfeurs : Didier Piter, Xabi Lafitte, Peyo Lizarazu, et des gens du milieu. En 94, j’ai terminé mes études aux US, et, diplôme dans une main et billet d’avion dans l’autre, je suis reparti en France.
J’ai commencé dans la distribution puis, après avoir rencontré Drew Stevenson, j’ai commencé à travailler chez Onboard dans les alpes autrichiennes.
Juillet 98, Arnette m’a proposé une place à Hossegor, mais ça n’a pas marché. 2 mois plus tard je suis entré chez Quiksilver. Je n’ai aujourd’hui plus besoin d’aller piquer des restes de tissus Quik dans la poubelle !
A :
Peux-tu nous expliquer en quoi consiste globalement ton job ?
DM : Très globalement, travailler avec les 14 autres personnes au marketing et la Direction pour faire avancer la chose… Moins globalement, aider à définir la direction marketing que Quiksilver doit prendre en Europe en s’efforçant d’aller dans la même direction que celle des autres Quiksilver dans le reste du monde.
A : Raconte-nous comment
se déroule ta journée type ?
DM : L’été, si les bonnes conditions sont assurées, je me lève pour me faire une petite session de surf devant la maison. Sinon, en général j’arrive aux bureaux entre 9h30 et 10h00. 1 grosse heure café et e-mail, puis réunions, rendez-vous, ou discussions variées sur des sujets allant des choix de photos pour les pubs aux soucis budgétaires, en passant par le prochain contest à organiser, les riders, les photo-shoots, voyages... 12h30 à 14h00 : pause déjeuner avec un rendez-vous repas dans un resto vue sur la mer ou, si les conditions sont bonnes, une session entre collègues du département. Dans le dernier cas (pas tous les jours), la pause déjeuner peut se rallonger de 3O à 60 minutes… ou plus ! Puis retour au bureau, etc...
A :
Quels sont les côtés positifs de ton job ?
DM : Les voyages d’affaires dans des destinations surf ou snowboard et le fait de pouvoir côtoyer et travailler avec des gens aussi sympas et vrais que Jeff Hakman, Bruce Raymond, Wayne Lynch, Tom Carroll, Robby
Naish, et Tony Hawk… qui sont accessoirement tous des légendes dans leur sport respectif.
C’est aussi sympa de voir de près les performances des stars actuelles comme Kelly Slater en surf, Omar Hassan en skate, ou Candide Thovex sur la neige. Et puis, les bureaux sont à 2 minutes de la plage.
A : Les côtés négatifs ?
DM :
Devoir dire non à 500 projets, contests, ou autres demandes de sponsoring et tous les mêmes côtés négatifs de n’importe quel autre boulot de management.
A : Est-ce plutôt un job de terrain ou de bureau ? Est-ce
que ça laisse beaucoup l’occasion de rider ?
DM : Pour l’instant, je passe plus de temps au bureau que j’aimerais mais si on posait la question à des gens dans d’autres services de la boîte, ils diraient qu’ils ne me voient jamais.
A : Les études, c’est important ?
DM : Quand Harry Hodge et Jeff Hakman ont regardé mon CV avant de m’embaucher, ils ont dit en rigolant que j’avais fait trop d’études pour être au département marketing. Mais en réalité, j’ai tout appris en ridant, en lisant et en apprenant tous ce que je pouvais sur l’histoire, l’actualité et les acteurs principaux de mes trois sports préférés.
A : Quels sont les qualités nécessaires ? DM : Etre ouvert d’esprit, à l’écoute des gens, honnête, souriant, bi-lingue parlant l’anglais et pratiquant d’au moins un boardsport… et pas trop con.
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| Stéphanie Protet, consultante en marketing |
Agoride : Présentation...
Stéphanie Protet : J’ai 27 ans, habite à Annecy et suis consultante en marketing.
A :
Quel est ton cursus ?
SP : J’ai passé une Maîtrise de marketing internationale en cours du soir à l’université d’Annecy. J’ai ensuite travaillé 2 ans chez Real & Co, une agence de communication spécialisée dans le sport dont le principal client était Grand Chavin Products (Hot & Hammer Snowboard). Puis, j’ai travaillé directement chez Hammer en tant qu’assistante marketing international. Je suis arrivée par hasard dans le milieu des " action sports " grâce à une rencontre avec Christophe DONINI, boss de Real & Co. J’ai créé ma société et travaille maintenant à mon compte.
A :
En quoi consiste ton job ?
SP : Mes principales activités sont la stratégie marketing (mise en place d’outils de promotion), attachée de presse (principalement dans l’évènementiel, ce qui consiste à assurer la plus large couverture possible d’un évènement) et team-manager pour Protest, la marque de vêtements dont je gère la communication pour la France.
A : A
quoi ressemble ta journée type ? SP : Il n’y a pas vraiment de journée type. Elles me semblent différentes les unes des autres grâce à cet aspect multi-activités. Elle commence à 9h00 mais je ne sais jamais à quelle heure elle se termine.
A :
Les côtés positifs ?
SP : A travers toutes mes activités, je ne peux jamais m’ennuyer, on rencontre une multitude de personnes, j’ai la possibilité de choisir les sujets et les personnes avec lesquelles je souhaite travailler et je suis mon propre boss.
A : Les côtés négatifs
?
SP : Je ne sais jamais à quelle heure je termine le soir et j’ai dû mal à savoir ce que je vais faire dans deux mois.
A : Les études ?
SP : Je pense que c’est important car on apprend une méthode de travail et de réflexion.
A :
Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui souhaiterait faire ce que tu fais ?
SP : Je pense qu’il est indispensable d’avoir une solide expérience en entreprise avant de penser à se lancer en freelance.
Il faut ensuite avoir une solide motivation. Ca paraît simple aux premiers abords, mais c’est pas tous les jours facile.
A : Quelles sont les qualités
nécessaires ?
SP
: Discipline, organisation, persévérance et curiosité.
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Le commentaire
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