|
| Agoride > Surf > Focus
|
| 10/06/2005
Rebière aime les grosses... vagues
|
Rebrix s'est affiché comme le premier Français à intégrer le circuit WCT. Il reste assez méconnu du public et pourtant de compète en compète il affirme son talent. |
|
Né d'un père français et d'une mère brésilienne en 1978, Eric « Rebrix » Rebière a passé toute son enfance à Arraia de Cabo, Brésil où il a découvert le surf dès 1986. C'est cependant à l'âge de 17 ans, quand il s'installe en France qu'il avoue faire l'expérience de vraies vagues, plus régulières et peut-être aussi moins frustrantes que celles dont il avait l'habitude.
|
|
|
| |
| PETITE HISTOIRE |
En 1998, après une première victoire WQS obtenue en Argentine, il cherche à passer pro et termine troisième à l'EPSA Junior. Il s'affirme une nouvelle fois dès 2000 avec un titre de Champion d'Europe, qu'il perd en 2001 en n'atteignant qu'une seconde place sur le podium. Il récupère cependant sa couronne EPSA dès l'année suivante, et quitte l'Hexagone pour rejoindre Hawaii où il décide de passer l'hiver, avec l'idée de s'attaquer à Waimea.
|
|
| |
« J'ai toujours eu envie de montrer au monde que je peux bien faire sur de grosses vagues. C'est pas pour les autres, ni pour mes sponsors, c'est pour moi. Je veux avoir la réputation d'être bon dans de bonnes conditions, bien que je ne sois ni Américain, ni Australien, ni Hawaiien. De toute façon je déteste les petites vagues. Je les aime quand elles font de huit à dix pieds ».
Après avoir bouclé une saison WQS 2003 des plus réussies, Eric Rebière est récompensé en rentrant dans le Top44 des meilleurs surfeurs mondiaux. Il devient le premier rider français à intégrer le circuit WCT, ce qui a de quoi le réjouir... Car comme il le répète, sur le WQS les spots sont merdiques et la houle jamais au rendez-vous.
|
| |
Ce dont il rêve c'est rester dans le WCT sans plus avoir besoin de se taper le WQS. Même s'il sait qu'il le devra. Tout en humilité et en modestie, Eric se doute bien qu'il ne pourra pas affronter l'élite internationale sans être passé au préalable par quelques étapes WQS. Il estime en effet ne pas avoir l'expérience ou la maîtrise nécessaires pour vaincre sur tous les plans. C'est ainsi qu'il a l'intention de participer aux passages en Europe et surtout en France (à la maison comme il dit), et d'attendre de voir comment se passent les choses. Et alors peut-être qu'un jour...
|
| |
| POUR LA FRANCE |
Bref, malheureusement Rebrix n'est pas invité à ressigner pour une deuxième saison sur le circuit. A charge de revanche ? En tout cas il ne compte pas se laisser pas abattre : il est aujourd'hui neuvième au classement WQS devant Slater et a récemment remporté une belle victoire en terre conquise, au Vendée Pro de Brétignolles-sur-Mer. Faudrait pas voir à venir le chercher chez lui non plus ! D'ailleurs ses prestations n'ont pas laissé les étrangers indifférents, puisqu'ils semblent le connaître mieux que nous. Et on est en droit de demander pourquoi nos représentants paraissent si peu nous intéresser ? Au début, l'Europe avait Russel Winter. Mais ensuite plus rien. Ou plus personne. Et la France encore moins, et ce malgré l'importance de la scène surf et de l'implantation de l'industrie sur le territoire.
|
| |
On reste quoiqu'il en soit extrêmement mal représenté sur le tour. Et au moment où tout le monde attendait un Micky Picon, c'est Rebrix qui s'est pointé. Aujourd'hui, Micky a refait son entrée et Eric est sorti, mais sur le moment ça avait de quoi impressionner. Un mec comme ça, avec un style puissant, qui aime les grosses vagues et les barrels ? Un mec qu'on ne semble connaître de nulle part et qui veut prouver qu'il court après autre chose qu'une houle de débutant pour tenir sur sa planche ? Mais c'est qui ce type ?
|
| |
| INSTINCT DE SURVIE |
|
Pour répondre simplement, c'est un mec qui, même s'il n'est pas né dans une vague ou n'a pas l'océan dans le sang comme des Slater ou des Irons, rattrape ses lacunes et comble par la pratique et l'entraînement le fait de ne pas avoir grandi devant Waimea ou le Banzai Pipeline. En un mot : un acharné. Au-delà du passionné. C'est notamment la raison pour laquelle il s'envole bosser son spot un mois avant le début d'une compétition. Parce qu'il estime avoir besoin de ça pour gérer et comprendre comment fonctionne l'endroit et dans quel sens les vagues vont se dérouler.
|
| |
Il y en a d'autres des spots qu'il ne connaît pas encore d'ailleurs. Mais ce sont des lacunes qu'il a l'intention de réparer très vite. Teahupoo, Bells et Fidji font notamment partie de ses objectifs. Du gros, du lourd... C'est aussi un peu pour ça qu'il est resté à Hawaii tout l'hiver. Comme il aime à le préciser, les Ricains et les Australiens sont balaises parce qu'ils connaissent la peur. Le fait de frôler la mort si souvent rend plus fort, c'est là que tout devient possible. Et seules les grosses vagues peuvent apporter ça, l'envie de repousser les limites au plus loin. Ou enlever la possibilité de ne pas le faire, parce qu‘elles ne laissent aucune autre porte de sortie. Quand on n'a pas le choix, on fait au mieux pour sauver sa vie. C'est une question d'instinct primaire en fin de compte... Faut avoir un sacré sens de l'humour quand même. Ou alors beaucoup de philosophie.
|
| |
| GROSSE VAGUE ! |
Toujours est-il que Rebrix a décidé d'en passer par là. Et qu'il a quitté la France pour visiter le monde en commençant par Hawaii et l'Australie. D'une pierre deux coups, non seulement il s'offre les vagues qu'il aime, mais en plus il évite la pression du style « représente-nous », le côté un peu « bête de foire » qu'il récolte en France. Faut dire qu'on a pas souvent l'occasion de lever le drapeau tricolore sur les compètes internationales... Faudrait nous comprendre un peu.
|
|
| |
Pour expliquer en deux mots qui est Eric « Rebrix » Rebière, il suffit de se rappeler l'image qu'il a envie de laisser de lui-même : celle d'un Français qui a envie de bon surf, qui veut devenir un vrai bon rider dans de bonnes conditions. Un type qui en a, qui a un style, une attitude, et surtout qui sait ce qu'il veut. Rebrix a tout de même été nominé en 2003 pour le titre de « plus grosse vague prise à la rame » à Waimea. Voilà qui résume parfaitement le personnage. Non ?
Photos ASP
|
| |
|

|
 |
 |
|

|
| |
| Ajouter agoride.com à votre accueil personnalisé : |
| |
|
 |
 |
 |
 |
 |
 |
|
|
|
|
|
 |
|
|
|
|