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| 06/06/2007
Histoire d'un trip
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Voyage surf pas comme les autres, quand le team O'Neill s''envole vers les vagues d'Israel... |
C'était un de ces instants où l'on rêve éveillé, les yeux perdus dans le vide sidéral, où le cerveau se déconnecte après trop de kilomètres parcourus. Les yeux sont toujours ouverts et la main vous gratte machinalement les bijoux de famille.
Je suis rappelé à la réalité par la sonnerie démodée d'un vieux téléphone portable. Un retour qui me fait l'effet d'une gifle, aveuglé par les puissants néons dans le hall de l'aéroport de Bristol devant le comptoir à bagages. Le numéro vient de France et est inconnu. J'espérais un peu de tranquillité après être tout juste descendu de l'avion en revenant d'un trip intense de trois jours en Irlande.
J'y réponds...
A l'autre bout de la ligne, Franck (le team manager Europe d'O'Neill) dès qu'il appelle vous savez que c'est important alors vous reprenez vos esprits forcément rapidement. Il pose cette question simple et directe : ‘Tu veux partir en trip en Israël ?'... En tant que photographe de surf, la réponse est automatiquement conditionnée pour être celle-ci : ‘Oui!' et on n'attend généralement pas la conclusion de la phrase. Mais normalement la destination proposée ne fait pas la une des actualités chaque soir au 20h. S'en suit un prompt jonglage mental. ‘Sécurité personnelle' vs ‘voyage intéressant' ? ; ‘Surf en Méditerranée' vs ‘quelque part avec des vraies houles ?' ; ‘Toujours les mêmes destinations' vs ‘quelque part de vraiment nouveau ? ; Probabilité d'être anéanti par un missile, kidnappé ou tué par un attentat suicide ; etc. Puis la nature aventureuse des surfeurs reprend le dessus : ‘Si on n'y va pas, on ne sait pas ...' Notre contact sur place, le meilleur surfeur israélien : Adi Gluska, promettait que cela serait cool, que tout irait bien car il n'était pas prévu d'aller dans la Bande de Gaza. Même les équipes de journalistes ne s'y aventurent plus à cause des risques encourus (ce qui est toujours frustrant quand on entend parler d'une superbe vague en zone interdite). Tout se passerait bien, il y avait une bonne houle en prévision, produite par une dépression coincée dans le talon de la botte Italienne et le temps serait dégagé. Y'avait il d'autres raisons pour refuser un tel voyage ? À part mes tripes qui étaient légèrement nouées de peur... Aucune.
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Alors après 15 secondes de ‘errrrrmmmm' alors que mes neurones fonctionnaient à plein régime, la réponse est sortie, ‘ouais, bien sûr, pourquoi pas?'. A partir de là, Franck m'a informé que je décollerai d'Heathrow le lendemain après-midi avec El Al (la compagnie aérienne la plus sûre au monde, qui n'a jamais connu d'attaque terroriste) et en compagnie de Sam Lamiroy et là bas nous rejoindraient le surfeur Cantabrien, Michel Velasco, Adi et Tim notre caméraman allemand. Bien. Super.
Le lendemain, sans avoir eu le temps de défaire mes bagages, je me retrouvais dans les glorieux confins d'Heathrow. En terme d'aéroport international, c'est un peu un trou à rats mais cela faisait l'affaire. Je me suis présenté devant le comptoir El Al trois heures et deux minutes avant le décollage et avant même de pouvoir tendre mon billet, le plus impressionnant policier que j'ai jamais vu de ma vie s'est interposé avec sa mitraillette en bandoulière. ‘Les portes ne sont pas ouvertes monsieur, revenez trois heures avant le décollage de votre vol'. ‘Alors cela sera dans exactement deux minutes ?' lui ai-je répondu. ‘Oui monsieur, mais pour l'instant, circulez'. Wow. Sérieux.
Deux minutes plus tard, je revenais à la charge et rejoignait Sam Lamiroy, qui était pour la première fois de sa vie en avance pour un vol. Nous avons discuté sympathiquement en attendant le contrôle de sécurité El Al. Pour faire court, nous avons été fouillé pendant une heure et demie. Chaque bagage en soute ou en cabine a été passé au peigne fin à la recherche de résidus d'explosifs. Et deux fois de suite. Les planches ont été passées aux rayons X. Nous avons été interrogés sur la raison de notre visite en Israël, le surf ne leur paraissant pas être une raison suffisante. Peut-être que cette interrogatoire était dû au fait que nos billets avaient été réservés à la dernière minute ou que Sam portrait une barbe fournie qui lui donnait un air un peu basané, presque terroriste. Nous avons enfin pu rejoindre l'avion, mais sans bagage en cabine, que nous avons ensuite récupéré à la porte d'embarquement (c'est plus tard que je me suis aperçu qu'ils avaient lu mes e-mails sur mon ordinateur portable) mais ils nous ont permis d'entrer dans leur salon ‘exécutive' avec alcools gratuits et petits fours pour s'excuser de nous avoir retenu si longtemps. Ce fut un geste appréciable et nous avons fait de notre mieux pour profiter au maximum de cette gratuité. Qui n'en n'aurait pas fait autant ?
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Le lendemain matin nous nous sommes réveillés en Israël (un vol tardif plus le décalage horaire nous ont fait arriver à 6h du matin) et Adi nous a vite conduit vers Tel Aviv. Pour un oeil non averti cela ressemblait beaucoup à n'importe quelle ville d'Occident. Sans idées préconçues, nous n'avions aucune idée de ce qui nous attendait. Et comme lors de chaque voyage, la première chose que nous avons fait, a été d'aller voir la mer. C'était petit et onshore et pas du tout invitant (mais en vérité je m'attendais à ce que ces conditions soient celles d'un bon jour ici). Nous avons donc fait demi tour pour aller jusqu'à notre hôtel et comme ce trip était sponsorisé, nous avons eu le droit aux appartements tout neufs de l'hôtel, à quelques pas du front de mer de Tel Aviv, avec balcon et vue sur la mer. Ensuite le sommeil nous rattrapa.
Michel et l'Allemand sont arrivés dans l'après midi et nous avons pu partager et étaler notre immense connaissance sur Israël. Il fut bientôt évident que personne ici ne savait ce qui se passait réellement. Et étrangement pour le Moyen-Orient, les combats ici n'avaient pas pour cause le pétrole. Heureusement Sam avait pris à l'aéroport un petit guide du Moyen-Orient qui nous permis de nous instruire un peu. Pour ce qui est du surf, nous étions également tous dans le même bateau. Nous connaissions Adi parce qu'il avait longuement séjourné en Europe et nous avions tous rencontré des surfeurs israéliens au cours de nos voyages, en se demandant toujours comment ils avaient fait pour devenir si bons et nous ne savions rien des vagues ici. Cela promettait d'être un trip intéressant.
Notre premier surf le lendemain, nous a offert des vagues de taille raisonnable mais extrêmement ventées, avec de la pluie. Tout à fait surfables mais pas exactement idéales. Le surf en Israël consiste à surfer la traîne d'une dépression. La tempête arrive, fait lever une houle de vent et alors que la dépression faiblit, le plan d'eau devient propre et si le vent passe offshore alors les conditions peuvent être parfaites. Le début de la tempête, nous a permis de nous débarrasser des dernières traces de fatigue du voyage et, pour moi et Tim le caméraman, de faire plus ample connaissance à l'intérieur du mini-van à l'abri des rafales de vents et de pluie.
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La tempête se calma le lendemain, le ciel était dégagé et la houle faisait toujours un bon deux mètres avec un zéphyr de vent onshore, ce qui nous a permis de profiter à fond du spot, le Hilton Beach (nommé ainsi à cause de l'énorme hôtel Hilton qui surplombe la plage). Les plages de Tel Aviv sont protégées par des séries de brises lames parallèles à cent mètres au large, et les vagues passent dans les intervalles. Ces brises lames créent toujours un bon banc de sable quelque part. ‘Hilts' est le plus consistent. Le pic se situait entre les brises lames et offrait un drop raide sur la gauche, une première grosse section parfaite pour les manoeuvres et puis se reformait dans l'inside pour offrir un long ride. Adi montra la voie, Sam et Michel mirent un peu de temps à prendre leur marques. La droite était aussi une option mais tenter de revenir à la rame au milieu du channel était sans espoir. Il fallait passer derrière les brises lames et puis se glisser dans l'intervalle pour rejoindre le line-up. Mais avec les houles de vent, la fréquence entre les vagues est réduite, six à sept secondes, alors aussitôt que vous sortez de votre canard, il faut déjà négocier la vague suivante. Après une longue session, Sam et Michel sont sortis de l'eau en déclarant, ‘je n'ai jamais fait autant de canards de ma vie... J'ai du en faire cinquante d'affilée à un moment... J'ai besoin de bouffer et de boire...'
La nourriture a toujours une importance particulière pendant un trip. Mais pas en Israël. Nous nous sommes très vite aperçu pendant ces dix jours, qu'ici, il n'y a pas de mauvaise surprise. Du plat à emporter dans le quartier arabe de Jérusalem, en passant par le petit café du vieux port de Jaffa, jusqu'au repas de fête préparé par la famille d'Adi et tous les petits restaurants visités, tout fut excellent. Rien à redire. Même le panini de fin de soirée au coin de notre hôtel nous faisait saliver d'impatience. Je retournerais en Israël tout de suite rien que pour manger. Et sans parler des bars ouverts toute la nuit, servant de la vraie Guinness que nous avons, en une occasion, investi pour ‘juste une pint' pour finir inévitablement bourrés à cinq heures du matin. Tout pour dire que quand vous avez trop surfé et que vous avez faim, Israël est l'endroit parfait.
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Mais revenons au surf. Après un 'poulet schnitzel/salade' divin au soleil, nous sommes allés au Dolphinarium. Ou plutôt l'Ex-dolphinarium. Un complexe aujourd'hui à l'abandon sur le bord de mer de Tel Aviv qui avait connu ses heures de gloire. Un attentat à la bombe, il y a quelques années à l'entrée du Pasha Club situé dans le même bâtiment, avait tué vingt jeunes et endommagé la construction. Devant ce complexe, se trouvait un beachbreak très fun. Il y avait un certain nombre de surfeurs intermédiaires à l'eau, beaucoup plus qu'au Hilton où le fort courant devait les décourager. La session fut encore longue et émaillée de beaucoup d'interférences mais comme Adi l'avait fait remarquer, c'est un spot de débutants quand c'est petit et pendant le week-end (le vendredi après midi et le samedi sont leurs jours de repos alors ils en profitent un maximum). Mais de toute façon, nos premières expériences surf en Israël avaient été concluantes car les vagues avaient été bien plus grosses et puissantes que ce que l'on pouvait imaginer.
Pendant la suite de notre trip, nous avons surfé d'autres beachbreaks et l'un des meilleurs fut celui situé dans un kibboutz du sud (une sorte de ferme fortifiée qui est supposée être capable de fonctionner en autarcie complète pour pouvoir résister à un éventuel encerclement, mais plus vraiment d'actualité maintenant que tout est relativement ‘tranquille'), qui ressemblait en format réduit à Hossegor : des petits bowls creux sympas avec des rampes de lancement idéales. Malheureusement, Sam s'est tordu la cheville sur un aérial. Il l'a tellement tordu que l'os de sa cheville a fait un trou dans le deck de sa planche, ce qui le gardera hors de l'eau pendant le reste du trip. Puis Adi nous emmena, Michel, TV Tim et moi voir une caverne, une vraie belle caverne et alors que Tim faisait quelques images de lifestyle, une sirène commença à retentir dans le lointain et Adi cria, ‘Vite ! Dans la caverne !' Michel, Tim et moi, lâchâmes en même temps des petits pets de frayeur en nous ruant vers l'entrée de la caverne pour découvrir Adi, les mains sur les genoux, pliés en quatre, le visage rouge de plaisir et riant à se faire pipi dessus. C'est l'une des blagues préférées ici en Israël...
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Avec Sam hors de l'eau et avec des prévisions de houle pas forcément très optimistes, nous sommes retournés consciencieusement ce soir là dans ce cher bar à Guinness. Nous avons porté Sam jusqu'à l'hôtel plus tard (car bien sûr sa cheville lui faisait trop mal pour tituber) et nous avons dormi comme des masses. Le téléphone de l'hôtel, ainsi que le portable qu'Adi nous avait prêté, sonnèrent tôt le matin. Mais la Guinness et le Whiskey Irlandais avaient fait des dommages et l'on ne parvint pas à répondre. En émergeant vers les 10h, j'ai passé la tête par la fenêtre pour découvrir des lignes propres rentrant dans la baie. On se prépara rapidement. Un reef plus au nord n'attendait que nous avec un nom originalement évocateur, Backdoor. Le spot marchait du feu de dieu depuis l'aube. Des barrels super propres... Merde. Les prévisions avaient été assez précises jusqu'à aujourd'hui et c'était plat quand nous nous sommes mis au lit alors on ne s'attendait à rien. Bien sûr le vent onshore s'est levé alors que nous sortions de l'hôtel. On dit souvent qu'il faut faire un sacrifice pour avoir des bonnes vagues et nous avions sacrifié Sam et bu assez de bières sur l'autel des offrandes. En un mot, on avait loupé le coche.
Après ça, nous n'avons quasiment plus eu de vagues. Nous sommes alors devenus des touristes pendant les derniers jours. Il y a beaucoup de choses à voir en Israël. La culture est omniprésente. Cette terre comme l'a dit Lamiroy est un Disneyland pour l'âme. L'histoire a plus marqué Israël que n'importe quel autre pays au monde. Un mec du nom de Jésus a lancé sa carrière ici avec des simples sandales, comme les Rois David et Salomon, Abraham, Jacob (celui avec l'échelle) et bien d'autres personnalités qui ont marqué l'histoire. Les croisades sont venues jusqu'ici, l'Arche d'Alliance (celle d'Indiana Jones) et le Sacrée Graal (celui de la Dernière Croisade, de DaVinci Code et de millions d'autres livres) ont reposé ici un temps.
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Et c'est bien le problème. Il y a trop d'Histoire ici. Il y a trop d'Histoire en Israël, et c'est pour cela que tout le monde se bat aujourd'hui. Des affrontement quotidiens dans la Bande de Gaza et en Cisjordanie que l'on voit aux actualités, jusqu'à la récente ‘ce n'est pas une guerre mais un conflit armé' avec le Liban et tous ces bains de sang qui ont eu lieu depuis la création d'Israël en 1948. En fait depuis des millénaires, cette terre absorbe le sang Juif, Chrétien et Musulman. Tenter d'expliquer la situation prendrait le reste de tous les magazines de l'année et certainement plus. Adi lui vit ici. Il a grandit ici et il n'arrive pas à expliquer ce qui s'y passe. Il n'a pas ou plus d'opinion sur ce qui est bien ou mal. Allez voir sur wikipedia si cela vous intéresse (mais prenez votre après midi car c'est passionnant).
Pour essayer de comprendre un peu mieux la situation, nous sommes allés à Jérusalem, l'un des lieux les plus litigieux du pays car c'est l'endroit au monde le plus sacré pour les Juifs et le troisième plus sacré pour les Musulmans (après la Mecque et Médine). On revivait la Vie de Brian des Monty Python mais sans les blagues. Le niveau de sécurité était bien plus élevé qu'à Tel Aviv. On ne se doute pas qu'il y a un problème dans le pays quand on est à Tel Aviv, c'est relax, la plage est très cosmopolite comme dans beaucoup de pays de la Méditerranée, la seule différence, ce sont les gardes de sécurité à l'entrée de chaque restaurant, chaque magasin qui vous passent au détecteur de métal. Jérusalem par opposition est la ville des armes. Énormément de personnes sont armées, c'est comme un salon de l'armement à ciel ouvert et je ne parle pas de pistolets à eau. Le M16 semble être la norme pour ceux qui effectuent leur service militaire, jeunes hommes et jeunes femmes confondus (ouais il y a de très jolies filles qui portent bien la mitraillette), le Uzi est lui adopté par les gardes sécurité (inventé par Mr Uzi en Israël) et puis il y a toutes sortes d'autres armes, aussi impressionnantes les unes que les autres et qui forcément attirent le regard...
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Les Musulmans sont un peu instables quand il s'agit des émeutes et c'est là que toutes ces armes entrent en jeu. C'est assez fascinant de voir ce déploiement guerrier dans un endroit qui a autant de signification pour autant de personnes. Le mur occidental (ou Mur des Lamentations) est l'endroit le plus religieux pour les juifs. Ils viennent du monde entier pour y prier et y laisser leurs vœux dans ses interstices millénaires. En fait l'endroit le plus sacré, est la Pierre de la Fondation, là où le monde a été crée selon les Juifs et qui se trouve à l'intérieur du Mont du Temple mais qui est contrôlé par les Musulmans. Ce qui explique en partie les tensions actuelles. Pour les Chrétiens, le temple en haut du Mont du Temple est là où Jésus a mis quelques coups de pieds au cul des commerçants pour n'avoir pas respecté ce sanctuaire. Comme je l'ai dit, l'histoire est très présente dans le quotidien israélien et peu importe votre foi ou votre absence de foi, vous ne pouvez pas y être insensible.
Bien sur le surf, c'est d'abord une histoire de plaisir et on ne souhaite pas faire de politique ou de religion, alors on a vite continué notre parcours touristique mais loin des armes et nous sommes partis vers la mer Morte. Aucune vague bien sûr mais des paysages magnifiques, avec des reefs qui pourraient vraiment envoyer si le vent pouvait produire de la houle. Mais je ne suis pas sûr que cela serait surfable. L'eau a la consistance de l'huile d'olive et oui on y flotte comme si on nous avait injecté de l'hélium. Quand on se lance dans un crawl, on flotte comme si l'on ramait sur une planche, c'est très étrange. Dire que c'est un peu salé, c'est le même euphémisme que prétendre qu'un 747 qui s'écrase sur une usine de casseroles ne fait qu'un peu de bruit. Cela brûle. Cela brûle comme si l'on, j'imagine, me versait du métal en fusion dans les yeux. C'est assez marrant mais cela fait un mal de chien. La boue de la Mer Morte fait aussi des miracles pour la peau.
Sur la route du retour, nous nous sommes arrêtés dans le seul restaurant présent sur le trajet, nous avons eu un autre repas délicieux et par curiosité, j'ai demandé au bus rempli de touristes où il allait. Un autre clin d'oeil de l'histoire, les fameux manuscrits du Qumrân, les textes bibliques les plus anciens jamais retrouvés l'ont été dans les cavernes de la Mer morte... Israël est un pays luxuriant, plein d'Histoire et de culture, à chaque coin de rue. Les gens sont admirables, le nourriture aussi, la Guinness parfaitement servie, les vague sont funs et c'est une expérience vraiment à part, que nous vous recommandons.
*'Que vous puissiez vivre à une époque intéressante'- est une ancienne citation chinoise...
Texte et photos par Roger Sharp
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