Retour home     
   
  
      
Retour home        
Retour home        
   
Forums Blogs Videos  
         
  News Agenda Contest Focus Interview Matos Tricks Spots Galerie Vidéos Links Météo   
Surf Skate BMX Snow Ski

28/08/2001Apprendre le surf
Agoride > Surf > Focus
 28/08/2001 Apprendre le surf

Y’a pas d’âge pour retourner à l’école… Comme sur TF1, échange ta vie avec celle d’une ondine qui reprend les bases pendant une semaine intensive de cours.
 
Traduction:
Surf Training, on peux pas louper le camion jaune ! Pix : yep "T’es une fille, tu veux suivre ton Apollon? Démerde toi! C’est la loi, on est tous passés par là.
" La suite, c’est une histoire à l’envers: plusieurs années de galère à tenter de passer les grosses barres, mal armée d’un shortboard pourtant bien fuselé pour les canards, mais décidément shapé pour un vrai pro des rollers.
Et dans le swell breton, les sessions "d’enfer" ont vite tourné au calvaire; je me suis lassée de l’euphorie du coeur vaillant, fatiguée de batailler des heures avec les éléments.
Sans compter que, résidant relativement loin de la mer, les mises à l’eau épiques ont fini par se limiter à quelques semaines dans l’année, uniquement pendant les congés scolaires d’été (et puis ras le bowl de la combi plus élastique)...
Condamnée à la mousse turbulente, j’ai préféré reprendre ma vie de surfeuse par procuration; fini la conquête du swell, désormais j’attendrais patiemment le retour de mon Apollon, sur le sable et au soleil.
Mais au fond, je gardais toujours le frisson, en observant d’autres débutants s’acharner comme moi dans le bouillon.

Si t’es trop stiff, t’es pas loose et si t’est pas loose, t’es lost! Pix : Laurel Quelques années plus tard, éternelle débutante, je surfe, rarement et à peu près, de petites vagues sur la Côte Basque.
J’ai aussi réussi a troquer ma board de jeune killer pour un confortable Malibu Bic de "mémère".
Depuis un petit moment, j’ai décidé de m’y remettre sérieusement...et je sais bien, quelque part, que prendre un ou deux cours pourrait me redonner du courage.
Mais je persiste à ranger cette idée au placard, intimidée par les encouragements toujours faiblards de mon entourage.
Et l’histoire recommence avec une boutade de Thomas B., surfer vraiment débutant rencontré sur internet, au printemps dernier.
A la question " Tu surfes pour de vrai ou juste pour faire bien sur la plage ?", vexée, je réplique en prenant l’air d’un sage: " Je débute, mais je m’amuse, debout sur ma planche ".
Admiratif, il insiste: "Trop cool de s’y mettre à ton age ! Et tu prends des cours depuis combien de temps ?"
Alors, tu vois, tu fléchis les genoux mais pas trop et tu regardes pas le bout de ta planche ! Pix : Laurel Des cours de surf ?!? Ben non, pas vraiment.
Et c’est comme une révélation ! Mais oui! Forcément, je lutte bravement dans la mousse depuis plus de 6 ans et à force de débuter toute seule, je ne peux plus progresser et je finis par ne plus m’amuser, justement.
Pas d’hésitation ! c’est un nouveau défi, rendez-vous est pris pour une semaine de vacances.
Avec le surfer apprenti et son frère Laurent, c’est à un vrai cours de surf, niveau S.N.I. (surfer non identifié), encadré par un moniteur diplômé, que nous nous sommes inscrits.
Et le "hasard" a fait qu’une semaine plus tard, j’étais même engagée dans l’épreuve de longboard de la Surfeuses Paradise à Lacanau, histoire de confirmer ce nouveau départ.
 

Lundi matin fin juillet; 10h30 au local de l’école. Ca va, pas trop matinal et on a du " bowl " : 2 heures après la marée basse, moins d’1 mètre au garrot, les vagues sont molles, les conditions sont idéales pour une initiation.
Le groupe d’élèves écoute le débriefing du GM (gentil moniteur) avec attention. On choisit bien son barda : une planche à la bonne taille, une combi, et, orange, bien voyant: l’indispensable lycra.
C’est l’heure, les candidats à l’apprentissage du surf descendent sur la plage. On commence par quelques exercices allongés sur le sable, histoire de ressentir et mémoriser la bonne position pour attraper les vagues et réussir le fameux take-off.
Au signal du coach, certain d’avoir déjà tout compris du bon usage de la planche, c’est un troupeau bruyant de SNI oranges qui se précipite dans l’eau ! La théorie on aime bien, mais les travaux pratiques, c’est quand même plus rigolo ! et depuis le bord, le moniteur garde un oeil sur chacun.
Là, moi, déjà, rien qu’en écoutant les conseils et petits trucs du moniteur, je prends conscience de tout ce que j’ai pu développer comme mauvais tics et grosses erreurs. Par exemple, poser ses mains à plat sur la planche pour commencer à se lever...
Je me suis toujours agrippée aux rails et une fois sur deux c’était le retrournement assuré ! Ou encore, regarder toujours devant soi et ne pas avoir les yeux fixés sur ses pieds, c’est bien plus facile pour essayer de se diriger !!
Dès lors, l’objectif de ma semaine de stage est évident : corriger pas mal d’années de mauvaises habitudes ! Et si je me forçait un peu, ça pourrait bien le faire en quelques heures ; comme ça pourrait aussi bien prendre encore beaucoup de temps, me glisse gentiment notre moniteur, avec un sourire entendu.
Message reçu ! Toute la journée après le cours, nous répétons sans relâche les exercices du matin. Et c’est fourbus, les muscles lourds, que nous nous endormons le soir, impatients des progrès du lendemain.

Dans sa série de la Surfeuse Paradise, Julia se fait dropper et gagne une place par interférence. Pix : Lolopipe Mardi, même heure que la veille; mêmes conditions de vagues et de soleil. Exercices de placement sur le sable, puis application dans les vagues; nous continuons ce qui est déjà devenu un rituel.
Bons élèves, nous progressons plutôt vite et le groupe va au même rythme, ce qui d’après notre "mentor", est assez rare pour des vrais néophytes.
De mon côté, je travaille toujours mon take-off pas assez fluide et encore trop lent. Jusqu’alors, mes fesses étaient à la traîne constamment, une fois sur deux mon genou rapait la wax ; il faut maintenant que me lever correctement devienne un véritable réflexe, rapide et performant.
Du coup, je me sens un peu frustrée; c’est sur un détail qui me paraissait insignifiant que je dois maintenant me concentrer. Avant ces cours, je pensais savoir prendre une vague et y glisser. Les take-off réussis passant plus difficilement, c’est paradoxal, mais j’ai maintenant l’impression de surfer moins bien qu’avant.

Mercredi. L’objectif du jour c’est la glisse, les appuis des pieds sur la planche, souple sur les jambes, et tant qu’à progresser vite, délaisser vraiment la mousse pour s’attaquer au lisse, puis diriger sa planche en suivant le déferlement de la vague.
Pour ma part, l’impression de ne rien savoir faire est plus éprouvante encore qu’hier ! J’apprends d’abord à désapprendre tout ce qui me semblait pourtant acquis et dont, je l’avoue j’étais déjà fière.
Je m’épuise, j’attends un déclic qui ne vient pas; et je me souviens de ces sessions décourageantes, du temps où je bataillais seule comme un bon petit soldat.
Remarquant mon air las, le moniteur attentif au progrès et au moral de ses élèves, me rappelle en riant qu’on est quand même là pour s’amuser, pas pour s’abandonner au désarroi !

Jeudi et Vendredi, le vent a forci, les vagues du plan d’eau aussi !
Impossible de passer la barre, c’est creux, tout est en vrac et des gros paquets de flotte compromettent tout espoir de parfait take-off.
Ces deux derniers jours sont les plus durs de ma "carrière"; les cours s’achèvent dans la morosité et je suis même presque tentée de tout re-laisser tomber. Mais les derniers commentaires du moniteur sont encourageants. Les bases sont acquises, il faut s’accrocher maintenant et surtout prendre du plaisir.
Il me faut juste plus de " gniak ", au lieu de me lamenter. La compétition commence demain, et j’éprouve un véritable trac de devoir me mesurer à des surfeuses dont je ferais certainement partie des ainées !

Un peu de pédagogie permet de prendre confiance et donc plus de vagues. Pix : Lolopipe J’achève donc cette semaine de stage épuisée, toute courbaturée, et doutant encore un peu d’avoir réellement progressé. Pourtant, je sens en moi quelque chose de changé; je sais que désormais, je n’hésiterais plus sur la plage pendant des heures, pour décider d’aller surfer.
Je n’ai plus peur de ne pas assurer et j’ai vraiment envie de continuer à "travailler". La compétition du lendemain confirme mon ardeur ; je n’en retiens que le meilleur: le temps d’une série de courte durée, le plaisir de ces vagues partagées et disputées à mes petites soeurs.
Et toujours intact, l’appel du swell, mais jamais ressenti aussi fort. Je suis mordue pour de bon et ai convaincu mes copines de s’y mettre elles aussi à fond.

En commençant par prendre des cours, évidemment !
Julia " yep " Ratsimandresy

Merci à l’équipe de SURF TRAINING
 

Liens associés : www.surftraining.com


VIDEOS
Apprendre à surfer :

Cours particulier avec un maître Hawaiien, Mr ...



Document sans nom
 
 



Echouage crapuleux à Padang  Padang Surf - 23.07.2008
Echouage crapuleux à Padang Padang
Le Bukit en danger ! Le rip curl pro search pourrait être annulé si rien ne ...
INSIGHT DOPAMINE Surf - 22.07.2008
INSIGHT DOPAMINE
Une campagne bien barrée
les répulsifs anti-requins Surf - 30.06.2008
les répulsifs anti-requins
Remède miracle ou poudre de perlimpinpin ? Petite enquête
Cérémonie des Billabong XXl Global Big Wave Awards Surf - 15.04.2008
Cérémonie des Billabong XXl Global Big Wave Awards
Certains préfèrent les grosses
La success story d'UWL en vidéo Surf - 22.02.2008
La success story d'UWL en vidéo
Reportage de Mativi.fr
Rechercher dans les archives des Focus

 
Ajouter agoride.com à votre accueil personnalisé :
   
Google Windows Live
RSS Yahoo Netvibes
RSS Agoride AOL


 

Agoride.com Pub Board Ladies Contact