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| 24/11/2005
Roxy Pro Hawaii
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Conditions difficiles signifient souvent issue difficile. Pour savoir si Haleiwa confirme la règle, c'est par là... |
| Le Roxy Pro Hawaii a fini en beauté, quoiqu'en un éclair, malgré un départ compliqué, retardé à l'extrême, et l'excellente réputation du spot. Mais inutile de se plaindre, le climat fut tout à fait paradisiaque !
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| Ça sentait bon le sable chaud... |
Malgré (ou du moins « à cause ») des vagues de 2,5 à 3 mètres, le Roxy Pro a du être repoussé de plusieurs jours. En effet, les organisateurs ont estimé que le swell risquait de produire des conditions trop puissantes pour le spot de Haleiwa Ali'i, Hawaii. C'est donc dans une situation très aléatoire que l'événement a directement enchaîné sur sa waiting period, l'exploitant à son maximum.
Du fait de son exposition Ouest et de la proximité du port et des récifs de Haleiwa, le spot en question n'est en effet surfable que dans des conditions intermédiaires, c'est à dire sur des vagues de 2 à 3 mètres, pas plus. Et ce, pour garantir une sécurité optimale. Or, les prévisions envisageaient des 5 mètres bien trop dangereux pour permettre le début des séries. Voilà pourquoi le Roxy Pro a été dans l'obligation de remettre son lancement à plus tard.
Quand le plus souvent on se plaint du manque ou de l'absence de houle, à Hawaii c'est l'inverse ! Or plutôt que d'entamer les heats et d'être forcé de les arrêter en cours, le directeur de compète Randy Rarick a préféré attendre de voir se présenter des conditions optimales.
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Cependant les surfeuses ne se sont pas laissées aller pour autant. Que ce soit pour le fun ou l'entraînement, voire la reconnaissance des lieux, elles ont su profiter de ces quelques moments de liberté pour apprécier les immenses possibilités de freesurf !
Après six jours d'attente sur douze de waiting period, les organisateurs gardaient le sourire et toutes les raisons de rester optimistes. Grâce notamment à des prévisions plus qu'encourageantes sur le swell à venir, et à l'idée que les compétitrices auraient le temps de se faire plaisir dans les meilleures conditions possibles.
D'ailleurs pas de gâchis puisque l'événement féminin sur pause n'empêchait aucunement celui des hommes (et première étape du Vans Triple Crown) de battre son plein, sur des vagues de 3 mètres et plus ! Après c'est une autre histoire, dont il serait hors-sujet de relater les détails. On ne va pas se mettre à évoquer un contest parallèle pour la seule raison qu'il n'y a rien à raconter sur le sujet principal.
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Et puisque l'absence d'action laisse de l'espace, notons que la plus jeune compétitrice de l'histoire du VTC, l'Hawaiienne Carissa Moore, 13 ans, surfait déjà le Roxy Pro de Haleiwa il y a deux ans avec en tête le même objectif qu'aujourd'hui : intégrer l'événement principal en passant les qualifs du Triple Crown... Sa wildcard pour le Roxy Pro Gold Coast, premier événement de l'année, lui avait échappé de justesse lorsqu'elle avait du affronter Stephanie Gilmore, 17 ans. L'acharnement est sans doute une des plus grandes qualités des surfers ambitieux...
Idem pour Bethany Hamilton, 15 ans, qui bien qu'ayant perdu un bras dans la gueule d'un squale a souvent réussi à s'assurer une place sur le podium de quelques-unes des plus importantes compétitions des deux dernières années. Elle aussi a décidé de s'attaquer au Roxy Pro de ce mois de novembre. Du moins dès qu'il partira.
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| Et le jour tant attendu est venu ! |
C'était un 18 novembre, il faisait beau, il faisait chaud et les hostilités ont pu commencer. Et s'achever. Tout ça... dans la journée ! Ça tient soit du record, soit du bâclé, mais au moins c'est fait. Huitième étape sur neuf du calendrier WCT féminin, le contest était clairement mal parti... ou plutôt : pas parti du tout ! C'est pourquoi les officiels ont pris la décision de l'enchaîner dès qu'ils ont vu se profiler le swell idéal qu'on leur promettait et qu'ils attendaient avec tant d'impatience.
Dans le but de réussir ce tour de force, et donc d'exploiter à leur maximum les conditions parfaites de cette belle journée, les organisateurs sont même allés jusqu'à réarranger le programme. Dès les quarts de finale, ce sont des heats par quatre qui ont été mis en place, en remplacement des passages par deux prévus à l'origine.
Les surfeuses ont pu se jeter à l'eau dès quatre heures de l'après-midi (heure locale s'il est besoin de préciser). Et les premières jeunes filles à s'affronter se sont avérées être les espoirs hawaiiens : Carissa Moore, Bethany Hamilton, Chastity Baltazar et Tory Titcomb.
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Là-dessus, l'Australienne de 22 ans, Chelsea Georgeson est venue. Elle a vu, et elle a vaincu. Pas de quartier, ni de place aux délibérations interminables. Après quatre rounds gagnants, vingt-cinq minutes lui ont suffit à inscrire un score parfait de 10 points, remporter le Roxy Pro et sauter à la première place du classement ASP. Visiblement pas le genre de demoiselle à faire traîner les choses, Chelsea Georgeson doit connaître l'expression « emballé c'est pesé ». Le suspense et tout ce qui va avec, c'est bon pour ceux qui ne savent pas ce qu'ils veulent.
En disputant trois verticales impeccables, l'Australienne a imprimé de solides virages sur une vague de deux mètres, balayant sur son passage Claire Belivacqua (AUS), Melanie Redman-Carr (AUS) et Megan Abubo (HAW) terminant respectivement deuxième, troisième et quatrième du Roxy Pro. Ça a été rapide comme l'éclair, certes, mais pas facile pour autant.
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Il est déjà harassant d'assumer la totalité d'un événement dans la même journée, mais quand on doit ramer pour la finale à peine dix minutes après avoir bouclé les demis il est presque incroyable de voir que la gagnante n'a montré aucun signe d'épuisement. « Je n'ai pas pris tant de vagues que ça pendant le contest. Juste deux par heat environ. Du coup j'étais pas si fatiguée que ça », explique t-elle.
Si Mulanovich avait hérité de la place de Georgeson lors de ce Roxy Pro, alors la Péruvienne aurait été sacrée Championne du Monde. Désormais, l'échéance de cette couronne dépend entièrement du résultat du dernier contest de l'année : Maui. Si les calculs de probabilités t'intéressent, saches que Mulanovich devra s'y placer première ou deuxième pour garder son titre. En revanche, même si l'Australienne terminait seconde, elle serait obligée de s‘effacer. Par contre une cinquième position lui suffirait à prendre le titre si la Péruvienne, elle, finissait deuxième.
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Finalement je retire ce que j'ai dit sur l'absence de suspense ! Tu sais ce que tu fais Chelsea ! C'est clair maintenant ! Enfin je crois...
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Classement Roxy Pro Hawaii
1. Chelsea Georgeson (AUS) 10.000$ et 1200 points 2. Claire Belivacqua (AUS) 6.000$ et 972 points 3. Melanie Redman-Carr (AUS) 4.400$ et 756 points 4. Megan Abubo (HAW) 4.100$ et 654 points
Classement ASP après le Roxy Pro Hawaii
1. Chelsea Georgeson 2. Sofia Mulanovich 3. Megan Abubo 4. Layne Beachley 5. Melanie Redman-Carr 6. Rochelle Ballard 7. Keala Kennelly 8. Samantha Cornish 9. Trudy Todd 10. Claire Bevilacqua
Photos: ASPworldtour.com / Karen ASPworldtour.com / Kirstin
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