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| 13/09/2006
Rip Curl Pro Mademoiselle
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Quelques jours après l'événement ASP brésilien, la cinquième étape du WCT est venue se poser à Hossegor sous le coquet titre Rip Curl Pro Mademoiselle. Des mesdemoiselles qui en ont. Coquettes mais costaudes. |
Cinquième étape sur huit du Dream Tour féminin, le Rip Curl Pro Mademoiselle a pu profiter d'excellentes conditions et d'une atmosphère détendue et conviviale sur la Plage des Estagnots. Plus chanceuses que les hommes (du Rip Curl Pro), les demoiselles ont eu droit à un magnifique soleil, des températures chaleureuses, un vent off-shore, et un swell très correct bien qu'aléatoire, avec des vagues d'environ un 1m / 1m50. Après un démarrage en douceur le vendredi, les épreuves ont été interrompues le samedi. Encore éprouvées par la précédente compétition et le voyage qui s'en est suivi, les surfeuses n'ont en effet pas souhaité exploiter le line-up, d'autant qu'il manquait cruellement de longueur, de consistance, et de régularité malgré sa puissance.
Les organisateurs ont donc reporté les séries au lendemain, dimanche, en sonnant l'appel entre 9h30 et 10h. Toute la journée les épreuves se sont enchaînées, avec quelques figures dominantes du moment, entretenant le suspense : Mélanie Redman-Carr (AUS) qui bien qu'elle ait fini dernière du précédent contest reste en bonne position grâce à ses trois victoires successives en début de saison. Chelsea Georgeson (AUS) ultra-motivée même si toutes ses surfboards ont été perdues dans les transferts d'avions. Sofia Mulanovich (PER) toujours aussi volontaire et enthousiaste. La jeune et talentueuse Australienne Jessi Miley-Dyer. Et last but not least : la wildcard de 15 ans Championne du Monde Junior Pauline Ado (FRA).
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Mais également Layne Beachley (AUS) qui mène la course en tête après sa victoire au Brésil, position qu'elle n'avait pas retrouvé depuis son sixième titre de championne du monde. « Je n'étais pas revenue en tête de la compétition depuis que Sofia [Mulanovich] m'avait pris la place en 2004. Il était temps ! », a expliqué Beachley qui a vaincu en WCT sur les plages de France quatre fois entre 1995 et 2002. « Je me suis toujours bien débrouillée ici. J'ai connu beaucoup de victoires et j'adore Hossegor. On obtient toujours de meilleurs résultats là où on se sent à l'aide, comme chez soi. Pour moi cet endroit fait partie de mes préférés ». Dès le début des heats, la compétition s'est annoncée sous le signe de la nouvelle génération. Silvana Lima (BRE) et Pauline Ado (FRA) sont parvenues à exclure Melanie Redman-Carr (AUS), pour ainsi dire dans le creux de la vague, jusqu'aux rounds de repêchage. « Je suis très heureuse parce que ces filles sont les meilleures. J'ai eu quelques bonnes vagues aujourd'hui et j'espère pouvoir continuer à bien faire dans le reste de mes séries », a noté Pauline. Pas beaucoup plus âgée, Jessi Miley-Dyer s'est imposée face à Jacqueline Silva (BRE) et sa compatriote Chelsea Georgeson (AUS) : « Je n'avais vraiment pas envie de passer au repêchage. J'ai fait de bons premiers rounds toute l'année, j'ai eu de la chance. Pour cette fois, j'ai été tout simplement ravie de choper une bonne vague qui m'a permis de me placer ».
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Toutefois si on doit reconnaître une qualité essentielle aux surfeuses d'expérience, c'est leur indéniable capacité à apprendre d'un échec. C'est sans doute ce qu'a fait Melanie Redman-Carr dès le troisième tour, en éliminant la jeune Française Pauline Ado malgré sa maturité technique et quelques belles manoeuvres. Quant à Silvana Lima, elle a poursuivi son chemin jusqu'aux quarts-de-finale en plaçant la meilleure vague du contest en échange d'un 9,35, avant d'enchaîner plus tard avec un 9,00 (soit la deuxième meilleure vague), contre Mulanovich.
Les demi-finales s'annonçaient serrées. Lundi matin, les quatre surfeuses restant en lice s'alignaient devant le line-up : les deux rookies Silvana Lima et Jessi Miley-Dyer, Chelsea Georgeson, et Melanie Redman-Carr. Dès midi, on a sonné le coup d'envoi de la première demi, opposant la Brésilienne Lima à Redman-Carr. Sur des vagues d'1m50 plutôt inconsistantes et irrégulières, les rideuses ont eu quelques difficultés à s'adapter. Et à 34 ans, l'Australienne a laissé parler son expérience en faisant preuve de beaucoup de sang-froid et d'un excellent choix de vagues pour passer en finale.
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Dans l'autre arène, Chelsea Georgeson s'est imposée face à sa compatriote Miley-Dyer, enchaînant les figures sur des gauches à la fois longues et puissantes. La finale n'a donc pas seulement été 100% australienne, mais également 100% vieille-école. Et c'est Chelsea Georgeson qui a remporté le duel avec un surf efficace, en se classant avantageusement dans la course au titre mondial.
Bilan final : Le Rip Curl Pro Mademoiselle a su inspirer les surfeuses aussi bien que les spectateurs, leur offrant un show digne d'un grand Dream Tour dans une ambiance sans pression, une atmosphère tranquille et très féminine. Car c'est souvent dans le souci du détail qu'on fait les grandes compétitions...
1. Chelsea Georgeson 2. Melanie Redman-Carr 3. Jessi Miley-Dyer 3. Silvana Lima
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Photos : ASPworldtour.com / Karen
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