|
| Agoride > Surf > Events
|
| 04/10/2006
Quiksilver Pro France
|
Unique étape WCT française et contest incontournable, le Quiksilver Pro réunit chaque année entre Hossegor et St Jean de Luz toute l'élite du surf international masculin, de Kelly Slater à Andy Irons, en passant par Taj Burrow... et Joel Parkinson. |
Événement incontournable du circuit international de surf professionnel, le Quiksilver Pro l'est encore plus pour la scène française, en tant qu'unique étape du Dream Tour de l'Hexagone. Alors que Kelly Slater, septuple Champion du Monde, débarquait sur le sol français, il déclarait concernant sa future prestation : « Je me sens bien. J'ai repensé aux prochaines compétitions. Et ça fait peut-être plusieurs années de ça, mais j'ai déjà gagné à Hossegor. Si tout se passe bien d'ici la fin de l'année je devrais être en bonne position... ».
Ce sont la Plage de la Nord et la Plage des Naturistes qui ont été désignées cette année pour accueillir les épreuves de cette septième étape WCT.
|
| |
Quelques wildcards ont été remises à Joan Duru (FRA), tout juste sacré Champion d'Europe pro-junior 2006, et Jérémy Florès (REU). Une troisième étant réservée au vainqueur des qualifications Patrick Beven, Français d'origine brésilienne. Alors que les conditions promettaient de belles vagues et un contexte idéal pour accueillir ces épreuves, le Quiksilver Pro a néanmoins beaucoup souffert de la météo, obligeant les organisateurs à découper les séries, dans un climat où la seule constante s'est avérée être l'incertitude. « Un large swell nord devrait se construire pour vendredi et samedi avec de bonnes conditions les matins et sur tout le week-end », affirmait Ben Matson de swellnet.com.au. « Même si lundi et mardi s'annoncent instables avec des vents on-shore et une faible houle, la deuxième moitié de la semaine promet de belles vagues ».
|
| |
Effectivement, malgré pas mal de fluctuations, le surf a néanmoins pu bénéficier d'un terrain solide et assez gros pour quelques très jolis runs, un beau spectacle, et des surprises. L'événement a directement entamé sa waiting-period, pour lancer le premier round dès le lendemain (samedi 23 septembre à 11h du matin) sur de puissantes vagues de 2,50 à 3 mètres sous un vent off-shore et un climat estival. Lors de ces épreuves inuagurales, Kelly Slater (USA), décontracté et plein d'assurance, a affiché une forme olympique [façon de parler] en enchaînant les tubes avec beaucoup d'enthousiasme. Il a ainsi répondu au succès de son éternel rival, l'Hawaiien Andy Irons, qui a fait forte impression en battant Patrick Beven et Shaun Cansdell (AUS). Alors que Micky Picon manquait de justesse sa qualification directe pour le troisième tour, derrière Dean Morisson (AUS).
|
| |
« Je suis très inspiré par le swell dont on bénéficie. Les vagues sont incroyables et offrent un gros potentiel. Ça me fait beaucoup penser aux breaks hawaiiens », affirmait Slater, avant de poursuivre : « D'ailleurs, je me suis ramassé. Je me suis heurté la tête en tombant sur ma dernière vague. J'ai hérité d'une migraine, mais c'était marrant quand même ».
Et ça ne l'a pas empêché de battre la wildcard Joan Duru (FRA) [définivement éliminé plus tard par Taj Burrow (AUS)] et le vétéran Mark Occhilupo (AUS). Tandis qu'Andy Irons remportait sa série contre Patrick Beven (FRA)[sorti ensuite par Mick Fanning (AUS)] et Shaun Cansdell (AUS).
|
| |
« J'ai obtenu de très bons résultats ici ces dernières années. Je ne considère rien comme étant acquis, mais j'ai bien l'intention de donner le meilleur de moi-même. C'est tout ce que je peux faire. Ça ressemble beaucoup à Hawaii, c'est très beau », remarquait Irons, en totale adéquation avec son adversaire.
Après cette magnifique première journée, les organisateurs ont été contraints de reporter la compétition à plus tard, réservant le dimanche à une expression session remportée par Toby Martin (AUS) pour le meilleur tube et Luke Stedman (AUS) pour le plus bel aerial. Un fort vent d'Ouest, des averses et une tempête ont remplacé les conditions 'hawaiiennes' sur le site, repoussant la reprise tous les jours dans l'espoir d'une amélioration de la météo...
|
| |
Jusqu'au mercredi suivant, où le swell est enfin redevenu propice avec des vagues d'1,50 mètre environ sous un léger vent off-shore, malgré une situation toujours un peu capricieuse.
Au cours d'un heat sous haute pression dans le deuxième round, Miky Picon (FRA) s'est malheureusement fait éliminer par Cory Lopez (USA). Malgré un bon départ et les encouragements de ses proches, Picon a chuté a deux reprises, notamment sur sa vague la plus potentiellement riche, laissant l'avantage à Lopez. Miky Picon quitte ainsi la compétition à 0,31 points d'écart. Et même si ses chances de réintégrer le WCT l'an prochain semblent compromises, le Français a encore toutes les chances de faire ses preuves à l'abris de la pression, lors des prochains contests du Dream Tour.
|
| |
De son côté, Jérémy Florès a une fois de plus affiché sa légitimité à entrer au WCT 2007, en créant la surprise contre le numéro 4 mondial, Bobby Martinez (USA). « C'était une série difficile et je n'ai pas surfé à mon meilleur niveau. Contre Kelly, je veux montrer autre chose. J'ai déjà surfé contre lui à plusieurs reprises et ça m'a plutôt bien réussi... Je n'ai pas de pression, et suis très heureux d'avoir cette wildcard. J'apprend tous les jours en vue de mon entrée parmi l'élite l'an prochain », a affirmé le Réunionnais de 18 ans que tout le monde compare déjà à Slater.
Or c'est à juste titre que Florès se préparait. Plus loin dans les séries, il affrontait le multiple Champion du Monde au cours d'un heat mouvementé, réussissant presque l'exploit de l'éliminer.
|
| |
Favorable toute la matinée, le vent a brusquement tourné en début d'après-midi, rendant les conditions de surf extrêmement difficiles. Le vent on-shore d'Ouest est venu écraser les vagues, ne permettant pas aux deux protagonistes de s'exprimer au mieux. « Surfer dans des vagues aussi petites et compactes face à une wildcard est très difficile et stressant, surtout lorsque le titulaire de cette wildcard [Jérémy Florès] est aussi motivé et dangereux », confiait Kelly Slater après sa série. Plus déterminé que jamais, Florès n'a pas jeté un seul regard à son illustre adversaire avant de se mettre à l'eau, et d'exploiter sans complexe toutes les vagues possibles gagnant la meilleure note du heat (7 points). Toutefois, c'est Slater qui accumulé la combinaison la plus efficace (6,50 + 5), obligeant son concurrent à s'incliner sur un écart de 0,67 points.
|
| |
« Jérémy est plein de talent et j'imagine qu'il est très déçu. Il veut gagner, c'est son job. À son âge aussi j'en voulais déjà et j'ai battu des légendes comme Tom Carroll ou Tom Curren qui étaient de la génération précédente. Mais c'est vrai que j'étais aussi beaucoup moins attendu que lui. Il fait de telles performances depuis quelques années... tout le monde s'intéresse à lui. J'avais moins de pression », avouait Slater à la sortie du duel.
Malgré sa grande forme, ce n'est cependant pas l'Américain qui a remporté ce Quiksilver Pro France, mais l'Australien Joel Parkinson, 25 ans, qui a vaincu son compatriote Mick Fanning par 15,16 points contre 7,67 lors d'une finale mémorable, au cours de laquelle le vainqueur s'est arrangé pour boucler une vague à 8,83 avec un double tube suivi d'un air gigantesque.
|
| |
Après avoir expédié Andy Irons en demi-finale, Parko s'est imposé sur cette étape en faisant la sixième victoire WCT de sa carrière. Il avance ainsi jusqu'à la quatrième place du classement mondial provisoire ASP, ne bousculant toutefois pas le trio de tête, avec Kelly Slater [sorti par Fanning en demi] toujours confortablement assis en position de leader, Taj Burrow, et Andy Irons. « J'ai vécu une de ces journées où je sens que tout est à ma portée », annonçait Parkinson. « J'ai pris de très belles vagues et me suis surpris moi-même. Je savais qu'une fois dans mon run, mon surf suivrait. Dans ce sport, on peut changer les choses en un ou deux événements. Quelques-uns de mes résultats de début d'année n'étaient pas à la hauteur. Je croyais bien rider mais j'ai pris de mauvaises décisions. J'imagine qu'elles m'ont appris certaines choses, et je me sens mieux dans mon surf ».
Bienque Joel Parkinson garde peu de chances de pouvoir prétendre au titre mondial, il semblerait qu'une victoire réussisse à renforcer la motivation, et surtout l'ambition.
La suite au prochain épisode : Mundaka.
Photos : Affif / BrotherhoodCom © Photo de présentation : Jérémy Florès - Karen / Quiksilver
|
| |
|

|
 |
 |
|

|
| |
| Ajouter agoride.com à votre accueil personnalisé : |
| |
|
 |
 |
 |
 |
 |
 |
|
|
|
|
|
 |
|
|
|
|