Retour home     
   
  
      
Retour home        
Retour home        
   
Forums Blogs Videos  
         
  News Agenda Contest Focus Interview Matos Tricks Spots Galerie Vidéos Links Météo   
Surf Skate BMX Snow Ski

09/02/2006Monster Energy
Agoride > Surf > Events
 09/02/2006 Monster Energy

Où comment sur une vague impitoyable un vétéran prouve sa capacité à défier les plus jeunes, les locaux et à rester en course...
 
Puisque la vague est absolument magique, on va en profiter pour déballer une belle série de photos ! Bien plus parlantes que trois lignes écrites.
Mais ! Comme on aime beaucoup la littérature... on va quand même associer du texte à ça, histoire que tu comprennes de quoi il retourne et comment les surfers ont dealé avec le monstre... Bien entendu, il s'agit d'une lecture obligatoire. Des questions ? Très bien, on peut donc commencer.

Événement 4 étoiles, le Monster Energy est un contest présenté par Billabong, avec un prize money de 75.000 dollars. Comme à son habitude, il s'est installé sur l'île de Oahu, Hawaii, où la houle l'a accueilli, imposant à peine quelques jours (trois pour être exacte) de waiting period, pour laisser le temps aux conditions de se calmer un peu.

En effet, avec ses plus de cinq mètres, Pipeline a mis en garde les surfers dès leur arrivée sur le site. Pourtant, courageux et téméraires, les compétiteurs (dont une majorité de locaux et d'habitués) ne se sont pas laissés intimider avant de ramer jusqu'au départ. Aux risques et périls d'une poignée d'entre eux...


Gabriel Villaran (Pérou) a fait sensation Ramant en coeur, P.Sullivan, I.Walsh, et D.Barca Masatoshi Ohno (Japonais) Ian Walsh (Hawaiien)
 
Cela dit, on pourrait aussi prétendre que c'est avec douceur que l'océan a accueilli les riders. Notamment quand on considère que la veille de l'événement, Pipeline roulait des vagues de 7 à 8 mètres... bien moins gérables si l'on puit dire. D'autant que même sans ça, la férocité du spot a entraîné nombre de chutes et autres dégâts matériels : boards cassées, ligaments froissés...
Dans ces conditions, peu importe le niveau de l'événement, c'est le spot qui compte, car lui seul détermine le talent nécessaire à la survie.

« C'est un terrain de jeux sans en être un. En tout cas si on considère qu'on joue avec la mort. Mais c'est aussi le rêve surf qu'on vit là », a expliqué Fred Pattachia, « Pour établir une véritable performance à Pipe, tu dois d'abord te montrer capable de te mesurer aux meilleurs. C'est le principe de cet événement ».

Il suffit de voir ce qui est arrivé à Jesse Merle-Jones pour comprendre (photo). On le voit faire le grand plongeon alors que les résidus du run de Kahea Hart flottent encore dans le tube. Toujours est-il que devenant chose courante, les planches cassées n'ont pas empêché la plupart de progresser. Bref, le Monster Energy porte bien son nom et pourrait aisément ouvrir un musée de la souffrance spécialement dédié aux surfboards.

Jesse Merle-Jones (à l'envers) Fred Pattachia (Hawaiien) Keaha Hart (Hawaiien et piégeur de parcours ?) Sunny Garcia
 
« Tu n'as pas besoin de t'attribuer le heat du contest. Il s'agit surtout de passer au travers et de construire ta route vers le pic au bon moment », a affirmé Pancho Sullivan, 32 ans, avant d'ajouter : « Pendant de nombreuses années (dans cette situtation), j'aurais ramé jusqu'à l'arrière et j'aurais manqué de temps. Aujourd'hui, j'essaie plutôt de jouer la montre et de gagner des points. Je me sens plus confiant, et je sais que je pourrais me garantir un score sur une vague même médiocre s‘il le fallait. C'est une compétition très difficile, avec un surf phénoménal. C'est plus ou moins comparable à ce qu'on voit sur le Pipe Masters WCT. Le niveau du sport devient tel qu'on ne peut plus prendre ses adversaires à la légère et qu'on se doit aussi de développer ses capacités ».

Pour résumer : Le plus dur n'est pas d'entrer en compétition avec les autres inscrits. Mais avec le Pipe lui même. Ce n'est pas forcément de remporter les heats, mais d'en venir à bout.
À plusieurs reprises, « la séquence frisson » (comme l'appelerait Hulot) est survenue lors de la lutte entre les deuxième et troisième des séries, les deux dernières places du quatuor étant éliminatoires.
Pancho Sullivan, Dustin Barca, Tyler Fox... tous ont défendu leur position avec vigueur et acharnement sur les barrels hawaiiens.
Des conditions difficiles mais à la fois sensationnelles et fascinantes. Des tubes dangereusement beaux, qui cachaient leur force derrière des formes esthétiquement parfaites. Des lignes impeccables, à partir du moment où elles parvenaient à être accrochées au bon moment, avec la bonne attitude. Pipeline est comme ça : sélectif et puissant. Il faut le mériter pour le dompter.

Et c'est un retraité qui l'a eu ! Le Californien Rob Machado, ancien du circuit professionnel a conquis Pipeline le mardi 7 février 2006, s'imposant courageusement sur le Billabong Monster Energy.

Hésitation ou préparation ? Les surfers évaluent Pipe Ian Walsh (dans le flou artistique du tube) Mark Healy (Hawaiien) Pancho Sullivan (Hawaiien)
 
Avec ses vagues de trois à quatre mètres, la finale a permis aux surfers de souffler un peu. Et au vétéran de revivre son rêve en prouvant au monde qu'il n'a rien perdu de son style, de son talent, ou de son endurance. Voici en effet cinq ans que Machado s'est retiré du milieu après avoir remporté cette même épreuve. À 32 ans, l'Américain a su éliminer, un à un, tous les compétiteurs, pourtant réputés pour être des « Spécialistes de Pipeline », en inscrivant un score de 19,17 sur 20 grâce à un 10 parfait marqué en finale même. Ne laissant aucune chance à ses adversaires...

« J'étais sur le point d'abandonner. Et puis je me suis lancé en me disant ‘C'est la finale. Après tout qu'est ce qu'on en a à foutre si je... brise ma planche, brise mon corps ? C'est pour ça que t'es en finale !' », a expliqué le trentenaire californien : « J'ai failli me planter l'espace d'une seconde, me suis accroché et ai essayé de caler mon rail pour remonter. J'ai plus ou moins réussi. Je savais que c'était un gros barrel, j'ai serré, j'ai tenu bon, et le truc m'a soufflé. C'était génial ».

Machado gagne ainsi la coquette somme de 10.000 dollars et quelques extras en plus de 1.500 points WQS. Il devance Fred Pattachia (5.000$) et Ian Walsh (3.000$). Pancho Sullivan termine septième ex-æquo.

Rob Machado (Américain) Rob Machado toujours Aïe ? Compliments ! Le podium et ses vainqueurs.
 
Résultats
1. Rob Machado (USA)
2. Fred Pattachia (HAW)
3. Ian Walsh (HAW)
4. Gabriel Villaran (PER)


Les autres résultats présentent :
Bonga Perkins (HAW, Haleiwa) vainqueur du Monster Energy Pro Longboard en Expression Session.
Randall Paulson (HAW, Honolulu) receveur du Todd Chesser Memorial Award.



Photos : ASPworldtour / Tostee

Les classements complets et le compte-rendu des épreuves sont disponibles aux liens ci-dessous...

 

Liens associés : www.monsterenergypro.com www.aspworldtour.com www.billabongpro.com www.surfline.com




Document sans nom
 
 



Rip Curl Pro Super Series Surf - 29.08.2008
Rip Curl Pro Super Series
Davo gagne, l'Europe en force
Soorüz Lacanau Pro : Curran s'envole Surf - 21.08.2008
Soorüz Lacanau Pro : Curran s'envole
Report complet avec images exclusives de notre correspondant Seb Huruguen
1ère étape du Tour européen de Longboard Surf - 18.08.2008
1ère étape du Tour européen de Longboard
Rémi Arauzo l'emporte devant Antoine Delpéro à Jersey (GB)
Bruce Irons vainqueur du Rip Curl Pro Search Surf - 06.08.2008
Bruce Irons vainqueur du Rip Curl Pro Search
Bruce remporte sa première victoire sur le World Tour en battant son pote ...
Tiago l'a fait ! Surf - 02.08.2008
Tiago l'a fait !
Kelly Défait
Rechercher dans les archives des Events

 
Ajouter agoride.com à votre accueil personnalisé :
   
Google Windows Live
RSS Yahoo Netvibes
RSS Agoride AOL


 

Agoride.com Pub Board Ladies Contact