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Le mois de Novembre fut une incroyable succession d'énormes houles avec un decrescendo en qualité. La première houle de la semaine 2 arriva le Jeudi 14 avec 3 à 4 m. Yann Kazandjian surfa avec son pote débutant (NDLR: véridique) le matin à Guéthary et cassa sa planche. Les équipes de jetski arrivèrent dans l'après-midi et Michel Larronde surfa 2 gauches très tendues, oui des gauches à Parlementia ! Le lendemain, la houle avait encore grossi avec un vent de sud modéré mais pas violent comme souvent dans ces cas-là. 6 équipes de jetski se pointèrent et démarrèrent le festival entre Parlementia et Avalanche.
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Quand certains surfers (Yann Kazandjian, Pilou Ducalme, Christophe Reinhardt, Jérôme Blanco...) s'aventurèrent à la rame, les équipes de tow-in eurent la décence de s'effacer et de cruiser en face. La différence entre rameurs et tow-in surfers est monumentale, que ce soit en placement, en rythme de prise de vagues, comme en souffrance en cas de chute ou série sur la gueule. Les vieux briscards de Guéthary voient leur terrain de jeu évoluer à l'image de Gibus de Soultrait, de Surfer's Journal et Surf Session, un des pionniers du spot et de ceux qui ont surfé Avalanche à toutes les tailles, qui livre ici quelques pensées à Fred Basse, directeur commercial chez Rip Curl, propriétaires de 2 jetskis et tow-in surfer émérite :
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" Bravo pour cette belle journée de tow-in qui fera date. On parle de 4 m, de la terrasse, mais les 6 m y étaient (je sais de quoi je parle) et vous ne les avez pas subis ! Chapeau. Bien sûr c'était un spectacle, mais j'ai apprécié votre technique, votre expérience, votre maîtrise. Belle lecture d'équipe. Votre passage sur Avalanche a été impressionnant, et c'est sûr, même en fin de vague, vous passez des sections qu'on ne passe pas avec nos guns. L'avantage de la petite planche (7 à 7'5, NDLR) qui aspire l'énergie du creux, bien plus qu'une 9'+. Connaissant bien la vague, j'observais vos placements, vos trajectoires et c'est sûr, c'était magnifique.
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En même temps (même s'il y a eu déjà du tow-in à Avalanche) avec les quatre ou cinq équipes sillonnant le spot, cette session est un peu un deuil. Aucune amertume, juste un sentiment, un peu un pet au moral. Sur tous les surfers en tow-in à Avalanche lors de cette session, pas un n'a surfé le spot à la rame et au total vous avez ensemble pris autant de vagues mémorables sur ce spot que je n'en ai pris en une saison, voire en une vie. Pour Bernard Marcel, Christophe et moi, c'est plus de vingt ans à découvrir et quérir la dimension de cette vague, avec tout l'engagement, la peur, les sessions solos, les bouffes et galères à la nage, les joies et vagues inoubliables, qui soudainement se réduit en une journée ! Cela fait drôle.
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Aucune animosité. Juste un peu dépité tout en gardant le sourire. A 45 ans, j'apprends à assumer le déclin de ma témérité tout en ne m'empêchant pas d'y aller (en l'occurrence dans l'après-midi, mais le vent a eu raison de moi !). Je ne pense pas avoir l'énergie et la motivation à vous emboîter le pas dans votre aventure dans le gros. Mais respect pour ce que vous nous avez montrés, et merci d'avoir respecté la règle de la primauté du spot aux rameurs. "
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Voilà, le swell resta gros et magnifique le week-end, avec beaucoup de prétendants au pic, notamment le dimanche. Puis, la houle se prépara pour une nouvelle poussée historique à plus de 30 pieds le vendredi 22 novembre où les équipes de jetski se jetèrent sur un reef outside de Socoa, à 2,5 km de la côte, au sud de St-Jean de Luz. Le reef de Belharra-Perdun, qui culmine à 15m de fond, est désormais la plus grosse vague d'Europe puisque Vincent Lartizien ouvrit le bal le matin avec des vagues frisant les 10 m.
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Puis, Yann Benetrix, Peyo Lizarazu et d'autres chopèrent des bombes, photographiées et filmées en hélico et en aquatique par Greg Rabejac, Gecko et Daz. Photos qu'on retrouva même dans le Paris-Match de la semaine suivante (bourré d'erreur géographiques). La 3 ème méga-houle du mois arriva cette fois-ci parfaitement en désordre avec du vent de nord, le froid et la grisaille... Le big waveriding sous nos latitudes reste une histoire de patience.
Texte, photos et vidéos : Antony " yep " Colas
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